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Les années 80 sont des années images, de marketing et de relations publiques. C'est dans ce moment hétéroclite, qu'apparaît En Attendant les Barbares. Cette aventure du sensible, nait en 1984, autour de la lampe Lune d'Elizabeth Garouste et Mattia Bonetti. Ces deux compagnons de route distillent un répertoire de formes surprenantes et raffinées qui renouent avec la tradition des arts décoratifs.
Ces objets de convoitise induisent une nouvelle économie. C'est le moment choisi par les fondateurs de la galerie En Attendant les Barbares, pour éditer Garouste et Bonetti. L'ambition est de produire des pièces d'éxception, de créer une sorte de famille d'objets rares et contemporains. Puis la galerie s'installe à Saint Germain. De nouveaux créateurs vont rejoindre le sérail. Des designers se frottent aux techniques artisanales: Christian Ghion, Arik Lévy, Matt Sindall, et Eric Jourdan. Andrée Putman livre une collection de boites remarquables. Olivier Gagnère, associé de la première heure, réinterprète le verre soufflé. Sans faille, la collaboration avec Elizabeth Garouste se poursuit.
Le paysage a changé. Le design et l'art célèbrent leurs noces à la Fiac, chargeant plus que jamais l'objet et le mobilier d'un pouvoir de séduction, d'une valeur pour le collectionneur. Un mouvement pressenti dès les années 80 par En Attendant les Barbares, acteurs pionniers de cette évolution.
Anne Bony
Historienne de design
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